Il est six heures du matin à Faa’a. L’avion s’est posé de nuit après une escale à Los Angeles, et le jour se lève sur un lagon parfaitement lisse. Trois jours plus tard, à quatre cents kilomètres de là, un couple que nous accompagnions attendait sur un ponton de Rangiroa qu’une sortie en mer soit annulée pour cause de houle. Même voyage, même semaine, deux réalités. C’est exactement ce que cet article cherche à vous éviter.
La réponse courte : partez entre mai et octobre, pendant la saison fraîche. C’est la période la plus sèche, la plus ensoleillée et la plus stable sur l’archipel de la Société, où se trouvent Tahiti, Moorea et Bora Bora.
Pour savoir quand partir en Polynésie française, il faut toutefois regarder au-delà de la simple opposition entre saison sèche et saison humide, ce que les comparatifs mois par mois font rarement. Météo-France Polynésie française précise elle-même que cette distinction très simple du cycle saisonnier ne s’applique pas rigoureusement à toutes les îles. Aux Marquises, le cycle est presque inversé. Et sur un échantillon de 48 jours relevés entre le 27 juillet et le 11 août, Météo-France a compté 17 jours de Mara’amu, un vent de sud-est qui souffle de 35 à 45 km/h avec des rafales pouvant atteindre 80 km/h. Autrement dit : dans cet échantillon, au cœur de la période que tout le monde recommande, plus d’un jour sur trois était un jour de Mara’amu. Nous y venons.
Les deux saisons, et pourquoi elles ne suffisent pas
Le climat polynésien est tropical de type maritime humide. Météo-France distingue de novembre à avril une saison dite chaude, ou été austral, qui coïncide avec une humidité plus importante, et de mai à octobre une saison dite fraîche, ou hiver austral, qui coïncide avec une humidité moindre.
Sur Tahiti, cette bascule se lit très bien dans les chiffres. Les précipitations moyennes passent de 227 mm en janvier à 42 mm en juillet, et de 196 mm en février à 69 mm en juin. Les températures, elles, bougent peu : de 24 à 31 degrés en janvier, de 22 à 29 degrés en juillet. C’est la pluie qui change de saison, beaucoup plus que le thermomètre.
La température de l’eau, elle, reste chaude toute l’année dans l’archipel de la Société. La baignade est donc possible en toute saison, et ce sont surtout le vent et la houle, davantage que la température de l’eau, qui peuvent dégrader ponctuellement les conditions. Ce n’est donc pas le bon critère de décision.
Les vrais critères sont ailleurs : la pluie, le vent, la houle, l’affluence, le prix, et ce que vous voulez voir sur place.
Le Mara’amu, un facteur rarement intégré aux guides de choix de période
C’est le point le plus utile de cet article, et il est directement issu des publications de Météo-France Polynésie française.
En saison fraîche, lorsque la ceinture anticyclonique migre vers le nord, les perturbations des régions tempérées peuvent se rapprocher de Tahiti. À l’arrière de ces perturbations d’ouest peut naître un type de temps particulier : le Mara’amu, nom tahitien du vent de secteur sud-est.
Météo-France le décrit comme un type de temps venteux, avec un flux de sud à sud-est, amenant de la fraîcheur et une sensation de baisse de l’humidité. Ces vents frais sont assez forts, de l’ordre de 35 à 45 km/h, relativement réguliers, et pouvant atteindre 80 km/h en rafales. Quand ils atteignent Tahiti, ce sont les côtes sud et sud-est qui sont exposées aux averses.

Une statistique rarement mise en avant
Météo-France a publié un comptage précis : sur la période du 27 juillet au 11 août des années 2017 à 2019, soit un échantillon de 48 jours, 17 jours ont été des jours de Mara’amu. Plus d’un jour sur trois, au cœur exact de la haute saison touristique.
Ce n’est pas une anomalie ponctuelle. Dans ses bulletins climatiques mensuels, Météo-France note qu’un fort Mara’amu typique de la saison fraîche fait grimper la vigilance pour forte houle au niveau orange sur le Sud-Tuamotu, les Gambier et Rapa.
Le phénomène est caractéristique de la saison fraîche dans son ensemble et particulièrement à surveiller au cœur de l’hiver austral. Des épisodes sont documentés par Météo-France dès le mois de mai. Il ne s’agit donc pas d’un calendrier rigide mais d’un risque dont l’intensité varie.
Ce que cela change pour vous
Un Mara’amu ne gâche pas un voyage. En revanche, il peut fortement dégrader les conditions de navigation, de baignade et d’excursion sur les secteurs exposés pendant plusieurs jours : sortie plongée annulée, traversée inter-îles reportée, lagon haché par le clapot sur les côtes au vent.
Deux conséquences pratiques. D’abord, si vous partez en juillet ou en août, prévoyez des journées tampon et des activités de repli plutôt qu’un programme minuté. Ensuite, le choix du côté de l’île compte autant que le choix de l’île : les côtes sud et sud-est sont les plus exposées.
Chaque archipel a son propre calendrier
C’est l’erreur la plus fréquente : appliquer le calendrier de Bora Bora aux Marquises. Voici ce que dit Météo-France Polynésie française, archipel par archipel.

Îles de la Société (Tahiti, Moorea, Bora Bora, Huahine, Raiatea, Taha’a)
La saison des pluies débute en novembre et s’achève en avril. Les mois de décembre et janvier sont les plus arrosés. La moyenne annuelle est de 26 °C à Faa’a. Détail rarement mentionné et qui compte au moment de choisir son hôtel : les côtes exposées à l’alizé et surtout les hauteurs sont beaucoup plus arrosées. Une même île peut être pluvieuse d’un côté et sèche de l’autre.
Meilleure période : mai à octobre.
Tuamotu (Rangiroa, Fakarava, Tikehau)
La saison des pluies va de novembre à avril, et c’est en décembre et en janvier qu’on enregistre les cumuls les plus importants. Le climat est défini par des précipitations modérées, de faibles variations de température et un bon ensoleillement. Les vents y sont peu perturbés du fait de l’absence de relief.
Les atolls sont globalement plus secs que les îles hautes. En contrepartie, ils sont les plus exposés à la houle de sud, puisque rien ne les abrite.
Meilleure période : avril à novembre.
Marquises (Nuku Hiva, Hiva Oa)
Ici, le calendrier standard ne s’applique tout simplement pas. Météo-France est explicite : la saison chaude et humide s’étale du mois de janvier au mois d’août, et la saison fraîche du mois de septembre au mois de décembre.
Autrement dit, la meilleure période aux Marquises est celle où la Société est déjà en train de basculer vers sa saison humide.
Meilleure période : septembre à décembre.
Australes (Rurutu, Tubuai, Rapa)
Météo-France ne prend pas de précautions oratoires : le climat des Australes connaît les conditions météorologiques les plus défavorables de la Polynésie, avec des pluies assez bien réparties tout au long de l’année, une humidité relative élevée et des températures moyennes inférieures à 25 °C. C’est aussi là que l’insolation est la plus faible du territoire et qu’on observe les plus fortes houles, en dehors des houles cycloniques.
On n’y va pas pour le lagon. On y va pour les baleines, et c’est une tout autre proposition.
Meilleure période : juillet à octobre, pour la saison des baleines.
Gambier (Mangareva)
Des caractéristiques proches des Australes. Les pluies sont relativement constantes dans l’année, les températures plutôt fraîches, analogues à celles de Tubuai, et l’insolation relativement faible.
Meilleure période : mars à octobre, pour des voyageurs qui savent ce qu’ils viennent chercher.
Le calendrier mois par mois, en tableau de décision
Ce tableau ne donne pas la météo. Il donne l’arbitrage. La colonne Mara’amu exprime un niveau de vigilance, pas une fréquence statistique : seule la fenêtre fin juillet à début août a été chiffrée par Météo-France.

| Mois | Saison | Pluie (Société) | Mara’amu | Baleines | Cyclone | Affluence et prix |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Janvier | Chaude | Maximum annuel | Hors saison | Non | Possible | Basse |
| Février | Chaude | Très élevée | Hors saison | Non | Possible | Basse |
| Mars | Chaude | Élevée, en baisse | Hors saison | Non | Possible | Basse |
| Avril | Transition | En net recul | Hors saison | Non | Possible, en fin | Moyenne |
| Mai | Fraîche | Faible | Possible | Non | Non | Moyenne |
| Juin | Fraîche | Faible | Possible | Non | Non | Moyenne à haute |
| Juillet | Fraîche | Minimum annuel | Risque accru | Dès le 20 | Non | Haute, pic tarifaire |
| Août | Fraîche | Très faible | Risque accru | Oui | Non | Haute, pic tarifaire |
| Septembre | Fraîche | Faible | Possible à accru | Oui | Non | Haute, en recul |
| Octobre | Fraîche | Faible | Possible | Oui | Non | Moyenne |
| Novembre | Transition | En hausse | Hors saison | Jusqu’au 20 | Début | Basse |
| Décembre | Chaude | Très élevée | Hors saison | Non | Possible | Haute (fêtes) |
Notre règle des deux épaules
Ceci n’est pas une loi climatique. C’est la méthode de recommandation que nous appliquons dans nos dossiers, et nous l’assumons comme telle.
Pour la majorité des voyages que nous organisons, mai et octobre offrent selon nous le meilleur compromis entre météo, fréquentation et budget. C’est ce que nous appelons notre règle des deux épaules.
Le raisonnement tient en quatre points. La saison sèche est installée dans les deux cas. Le Mara’amu reste possible, mais la fenêtre fin juillet à début août est celle pour laquelle Météo-France publie un comptage particulièrement élevé. La haute saison tarifaire n’a pas commencé en mai et s’est achevée en octobre. Et octobre ajoute un cinquième argument, puisque les baleines sont encore présentes jusqu’au 20 novembre.
À l’inverse, juillet et août cumulent trois contraintes souvent peu mises en regard du beau temps : le pic tarifaire, l’affluence maximale et la fenêtre où Météo-France a compté plus d’un jour de Mara’amu sur trois.
Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas partir en juillet. La météo y est excellente, les pluies sont au minimum annuel et il n’y a pas de risque cyclonique. Cela veut dire que si vos dates sont libres, mai et octobre vous donneront probablement un meilleur voyage pour un budget inférieur.
Quand partir en Polynésie française selon votre profil ?
La bonne période dépend de ce que vous venez chercher. Ces recommandations ne convergent pas toutes vers mai et octobre, et c’est précisément le point.
Vous partez en voyage de noces
Mai ou octobre. Vous cherchez un lagon calme, de la lumière, et pas de foule sur le ponton du bungalow voisin. Les deux épaules de saison sont faites pour vous. Nous détaillons les itinéraires dans notre page dédiée au voyage de noces en Polynésie française.
Vous êtes plongeur
Juin ou octobre, et éventuellement décembre à mars. La visibilité est excellente en saison fraîche, mais la houle de sud peut compliquer l’accès aux passes en juillet et en août. Si vous visez la ponte des mérous de Fakarava, elle se joue sur quelques jours autour de la pleine lune de juin ou juillet : c’est un voyage à construire autour d’une date, pas d’un mois.
Vous voulez voir les baleines
Entre mi-août et début novembre. La saison est strictement encadrée, nous détaillons les règles plus bas. Les opérateurs agréés rappellent que la probabilité de rencontrer les baleines en début ou en fin de saison est moins importante qu’en milieu de saison.
Vous partez en famille avec des enfants scolarisés
Vos dates ne sont pas libres. Passez directement à la section suivante, elle est écrite pour vous.
Vous voulez le meilleur rapport qualité-prix
Novembre ou avril. Ce sont les mois de transition : les tarifs sont bas, la fréquentation aussi, et vous acceptez en contrepartie un risque météo réel. Air Tahiti Nui elle-même invite à partir entre novembre et mars pour bénéficier des meilleures offres. C’est un arbitrage honnête, pas une saison à déconseiller aveuglément.
Vous voulez découvrir les Marquises
Septembre à décembre. Le calendrier des Marquises est décalé. Si votre voyage combine Société et Marquises, septembre et octobre sont les deux seuls mois où les deux archipels sont simultanément dans une bonne fenêtre.
Votre fenêtre est imposée par le calendrier scolaire romand ?
C’est la situation de la majorité des familles que nous accompagnons depuis Neuchâtel. Voici l’arbitrage, fenêtre par fenêtre. Les dates indiquées sont celles publiées pour 2027 ; vérifiez toujours le calendrier officiel de votre canton avant de réserver, sur le site officiel de votre département cantonal de la formation.
Relâches de février
En 2027, les relâches se tiennent du 6 au 14 février dans le canton de Vaud et en Valais, du 8 au 12 février dans la majorité du canton de Fribourg, et du 15 au 19 février à Genève et dans le Jura. Neuchâtel place les siennes du 1er au 5 mars.
Notre avis : c’est la fenêtre la plus défavorable de l’année. Février se situe au cœur de la saison des pluies, juste après le maximum de décembre et janvier, et dans la période où un épisode cyclonique est possible. Nous ne disons pas que c’est impossible. Nous disons que si vous avez le choix entre février en Polynésie et février ailleurs, choisissez ailleurs. Si vous n’avez pas le choix, orientez-vous vers les Tuamotu plutôt que vers Tahiti, et acceptez l’idée que la météo sera une variable, pas une garantie.
Vacances de Pâques
Pâques tombe le dimanche 28 mars en 2027. Les vacances s’étendent du 26 mars au 4 avril en Valais, et du 26 mars au 9 avril dans la majorité du canton de Fribourg, à Neuchâtel et dans le Jura. Certaines communes fribourgeoises font exception, avec des vacances de carnaval décalées.
Notre avis : une fenêtre acceptable, en amélioration. Fin mars et début avril marquent la sortie de la saison humide. Les pluies reculent nettement, les tarifs n’ont pas encore grimpé, et le risque cyclonique s’estompe en fin de période. C’est le meilleur compromis du premier semestre pour une famille.
Vacances d’été
Les vacances d’été romandes s’échelonnent entre fin juin et mi-juillet selon le canton. Dans le canton de Vaud, elles débutent le 3 juillet en 2027.
Notre avis : la météo est excellente, le reste l’est moins. Vous partez au pic tarifaire, au pic d’affluence, et dans la fenêtre fin juillet à début août pour laquelle Météo-France a compté 17 jours de Mara’amu sur 48. Si c’est votre seule option, partez sans inquiétude particulière sur le plan cyclonique : les pluies sont au minimum annuel et Météo-France indique qu’il n’y a pas de cyclones à Tahiti en juillet et en août. Réservez simplement très en avance, et prévoyez des activités de repli les jours de vent.
Vacances d’automne
Elles s’échelonnent sur environ trois semaines en octobre selon les cantons. Dans le canton de Vaud, elles courent du 9 au 24 octobre 2027.
Notre avis : c’est la meilleure fenêtre du calendrier romand. Saison sèche encore installée, Mara’amu toujours possible mais hors de la fenêtre chiffrée par Météo-France, baleines encore présentes jusqu’au 20 novembre, affluence et tarifs redescendus. Si vous pouvez caler votre voyage sur les vacances d’automne, faites-le.
Le calendrier de la faune
C’est souvent ce qui fait basculer une date. Voici ce qui est établi et réglementé.
Baleines à bosse : ce que dit la réglementation
La période réglementaire pendant laquelle les autorisations d’observation sont possibles court du 20 juillet au 20 novembre inclus, de 7h30 à 17h30. La Polynésie est un sanctuaire pour les mammifères marins depuis 2002, et la réglementation a été renforcée le 1er décembre 2024.
La Direction de l’environnement de Polynésie française définit trois zones concentriques autour de l’animal :
- Zone de sécurité, 15 mètres : aucune personne n’est autorisée à y entrer.
- Zone d’exclusion, 100 mètres : aucune embarcation n’est autorisée à y entrer, y compris les navires agréés.
- Zone d’observation, 300 mètres : seules les embarcations bénéficiant d’une autorisation peuvent y entrer, dans la limite de trois simultanément et à une vitesse inférieure à 3 nœuds. Les navires sans autorisation restent à l’extérieur de cette zone.

Les mises à l’eau, qui doivent avoir été demandées dans le dossier d’autorisation, sont possibles à l’extérieur de la zone d’exclusion, pour sept personnes par navire, encadrant compris. L’observation est par ailleurs limitée à 15 minutes, voire moins en présence de nouveau-nés, et une seule embarcation est autorisée par île et par groupe d’entreprises.
S’y ajoute une règle que beaucoup de voyageurs ignorent : l’observation des baleines est strictement interdite dans les lagons, les baies et les passes, le code de l’environnement étendant l’interdiction à un rayon d’un kilomètre centré sur l’axe de la passe. Un opérateur ne peut donc pas vous emmener rechercher ou approcher des baleines à l’intérieur d’un lagon, même si des mères et leurs baleineaux y entrent parfois.
Deux conséquences pratiques. Assurez-vous que votre prestataire soit agréé avant de réserver : les autorisations sont délivrées par la Direction de l’environnement via le téléservice Paraoa. Et sachez que les quotas réduisent mécaniquement le nombre de places : en pleine saison, une sortie baleines se réserve avant le départ, pas sur place.
Le moment compte aussi, mais moins mécaniquement qu’on ne le lit souvent. La Direction de l’environnement décrit une arrivée progressive des mégaptères de juillet à fin octobre, qui occupent peu à peu le pourtour des îles. Durant la saison, les observations peuvent inclure des mâles chanteurs, des comportements reproductifs ainsi que des mères accompagnées de leurs baleineaux. La composition des rencontres varie au fil de la saison et d’une année à l’autre. Les zones autorisées couvrent Tahiti, Moorea, Bora Bora, Huahine, Raiatea, Taha’a, Tetiaroa, ainsi que Rurutu et Tubuai aux Australes.
Mérous de Fakarava
L’agrégation de reproduction se produit autour de la pleine lune de juin ou de juillet, dans la passe sud de Fakarava. C’est une fenêtre de quelques jours, à vérifier chaque année.
Le risque cyclonique : probabilité et gravité
La saison cyclonique correspond à la saison chaude, de novembre à avril. Il faut distinguer deux choses que l’on confond souvent : la probabilité et la gravité.
La probabilité est faible. Météo-France indique explicitement que pendant la saison fraîche, les conditions océaniques et atmosphériques ne sont pas favorables à la formation de dépression tropicale pouvant évoluer en cyclone, et qu’il n’y a donc pas de cyclones à Tahiti en juillet et en août. Sur l’ensemble de l’année, les épisodes touchant directement les îles habitées restent rares.
La gravité, elle, est réelle. Un cyclone est un événement potentiellement sérieux, qui doit être suivi selon les consignes des autorités locales et les niveaux d’alerte du haut-commissariat, relayés par le suivi cyclonique de Météo-France Polynésie.
En pratique, pour un voyageur partant pendant la saison chaude, le risque le plus fréquent n’est pas le cyclone mais une succession d’épisodes pluvieux et l’annulation d’activités en mer. Le risque n’est pas uniforme sur le territoire : les vigilances pour forte houle concernent en premier lieu le Sud-Tuamotu, les Gambier et Rapa, et les Australes subissent les plus fortes houles du territoire hors épisodes cycloniques. Les îles de la Société, où se déroule l’immense majorité des séjours, ne sont pas la zone la plus exposée.
Notre position : si vous partez pendant la saison chaude, souscrivez une assurance annulation couvrant les événements climatiques, et prévoyez un itinéraire souple plutôt qu’un enchaînement d’îles minuté.
Partir en Polynésie depuis la Suisse
Les itinéraires, et la formalité américaine
Depuis la Suisse, les itinéraires les plus simples passent généralement par Paris, puis par Los Angeles ou San Francisco avant Papeete. Air Tahiti Nui et Air France font halte à Los Angeles, French bee à San Francisco, pour une escale technique qui dure généralement deux à trois heures.
Air Tahiti Nui annonce environ 20 heures de trajet entre Paris et Papeete via Los Angeles, dont environ huit heures sur le tronçon Los Angeles-Papeete. Les durées annoncées varient selon les compagnies et les vols, et les pages des transporteurs ne sont pas toujours cohérentes entre elles : comptez une journée complète de voyage, escale comprise, et vérifiez la durée exacte de votre vol au moment de la réservation. Depuis Genève ou Zurich, ajoutez le pré-acheminement vers Paris.
Le point qui fait rater des vols. Même en simple transit, vous passez l’immigration américaine. Pour un ressortissant suisse éligible au Visa Waiver Program, une autorisation ESTA valide est donc nécessaire, à demander en ligne au moins 72 heures avant le départ. Certaines situations particulières peuvent nécessiter un visa américain à la place. Une ESTA expirée ou oubliée, et vous n’embarquez pas.
Le décalage horaire joue en votre faveur à l’aller
Tahiti est à onze ou douze heures de la Suisse selon la saison. Le sens du décalage est plutôt favorable à l’aller, puisque vous gagnez des heures. C’est au retour que la récupération est longue. Prévoyez une journée tampon avant la reprise du travail.
Les erreurs que nous voyons dans les dossiers
Notre équipe voit passer les projets, les demandes de modification et les retours. Ces cinq erreurs reviennent chaque saison.
- Vouloir tout voir en dix jours. Les vols inter-îles mangent des demi-journées. Trois îles en douze nuits fonctionne. Cinq îles en dix nuits ne fonctionne pas.
- Réserver les excursions sur place. En haute saison, et particulièrement pour les sorties baleines soumises à quota, les places partent avant votre arrivée. Ce qui se réserve à l’avance coûte moins cher et existe encore.
- Choisir son île sans regarder le côté. Sur une île haute, la côte au vent et les hauteurs sont nettement plus arrosées que la côte sous le vent, et ce sont les côtes sud et sud-est qui reçoivent les averses par Mara’amu. Deux hôtels de même catégorie sur la même île n’offrent pas la même météo.
- Calquer le calendrier de Bora Bora sur les Marquises. Le cycle marquisien est décalé de plusieurs mois. C’est la source d’erreur la plus coûteuse dans les itinéraires multi-archipels.
- Sous-estimer le budget des vols intérieurs et des transferts. Le prix du billet Paris-Papeete n’est qu’une partie de l’addition. Les liaisons Air Tahiti, les transferts bateau et les excursions pèsent lourd dans le total.
L’expérience d’un couple accompagné par Rubis Voyages
Pour une lune de miel, Anaïs, conseillère chez Rubis Voyages, a construit un itinéraire de douze nuits entre Tahiti, Rangiroa et Bora Bora pour un couple de Neuchâtel, parti en septembre. Budget : 22 500 francs pour deux, incluant les hôtels, les vols intérieurs avec Air Tahiti, quatre excursions, les transferts privés et l’assistance avant, pendant et après le voyage.
Parmi les moments marquants du séjour : l’observation des baleines à Tahiti, le Lagon Bleu et les oiseaux de mer à Rangiroa, une sortie à la rencontre des raies et des requins à Bora Bora, et un safari en 4×4 dans la montagne. Toutes les excursions avaient été réservées avant le départ, et aucune logistique n’a dû être gérée sur place.
À leur retour en Suisse, les voyageurs sont passés à l’agence raconter leur séjour à l’équipe.
Ce dossier illustre bien notre règle des deux épaules : septembre, baleines présentes, en dehors de la fenêtre fin juillet à début août chiffrée par Météo-France, affluence en recul.
Tableau de décision rapide
| Votre priorité | Partez en | Réfléchissez à deux fois en |
|---|---|---|
| Lagon calme et lumière | Mai, octobre | Juillet, août |
| Baleines | Mi-août à début novembre | Décembre à juin |
| Plongée passes et visibilité | Juin, octobre | Juillet, août |
| Petit budget | Novembre, avril | Juillet, août, décembre |
| Marquises | Septembre à décembre | Janvier à août |
| Voyage de noces | Mai, octobre | Juillet |
| Famille, vacances romandes | Automne (octobre) | Relâches de février |
| Éviter la foule | Mai, octobre, novembre | Juillet, août, Noël |
Organiser votre voyage en Polynésie française
Savoir quand partir en Polynésie française, c’est la moitié du travail. L’autre moitié consiste à faire correspondre cette période avec les bonnes îles, les bons côtés d’île et les bonnes excursions, réservées au bon moment.
C’est exactement ce que nous faisons chez Rubis Voyages depuis Neuchâtel. Découvrez nos itinéraires en Polynésie française, de l’évasion tropicale dans les îles polynésiennes aux deux semaines de rêve, en passant par la Polynésie en trois semaines, les trésors du Pacifique et le voyage exclusif au cœur de la Polynésie.
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Dernière vérification des données climatiques et réglementaires : 15 septembre 2026.
Sources principales : Météo-France Polynésie française (climat par archipel, climat de Tahiti en saison fraîche, bulletins climatiques mensuels). Direction de l’environnement de Polynésie française, dépliant « Comment observer les mammifères marins en Polynésie française » 2025, et code de l’environnement polynésien, Tahiti Tourisme, Air Tahiti Nui, French bee, calendriers scolaires cantonaux romands.
Vitor Lopes est un entrepreneur passionné et le directeur de Rubis Voyages, une agence suisse spécialisée dans les voyages sur mesure et les expériences authentiques. Présente à Neuchâtel, en Valais et à travers une agence en ligne, Rubis Voyages incarne une philosophie claire : placer l’humain au cœur de chaque aventure, qu’il s’agisse d’un rendez-vous en agence, en visioconférence ou d’un accompagnement à distance.
Fort d’une expérience entrepreneuriale acquise dès son jeune âge, Vitor a toujours cultivé le goût du défi, de la rigueur et de la découverte. Lorsqu’il reprend Rubis Voyages, il décide d’y insuffler une nouvelle énergie, en modernisant son fonctionnement tout en préservant l’essence même du voyage : la rencontre, la confiance et l’émotion.
Sous sa direction, l’agence s’est transformée en un acteur de référence du voyage sur mesure hautement personnalisé, alliant proximité, innovation et excellence du service.
Visionnaire et profondément attaché à l’authenticité, Vitor Lopes fait évoluer Rubis Voyages autour d’une conviction forte : le voyage doit être pensé pour l’humain avant tout, pour permettre à chacun de vivre des expériences uniques, fluides et mémorables — où tout est organisé, mais rien n’est laissé au hasard.
