Pour savoir quand partir au Japon, commencez par oublier une idée reçue : à Tokyo, il tombe davantage de pluie en octobre (234,8 mm) qu’en juin, pourtant connu comme la saison des pluies.
Les deux meilleures périodes pour voyager au Japon sont la fin mars et le début avril pour les cerisiers, puis la mi-novembre à fin novembre pour les érables rouges, jusqu’au début décembre pour quelques jardins de Kyoto. Mai, après la Golden Week, offre le meilleur compromis entre climat et affluence.
L’automne japonais n’est pas une saison sèche. Selon les normales de la JMA, septembre (224,9 mm) et octobre (234,8 mm) sont les deux mois les plus arrosés de Tokyo, sous l’effet combiné de l’akisame, le front pluvieux d’automne, et des typhons. Octobre compte pourtant un peu moins de jours de pluie que juin (10,5 contre 11,6) : ses pluies sont moins fréquentes, mais plus souvent intenses. Ce guide détaille ce que ces chiffres changent pour votre calendrier, région par région, et ce que valent concrètement les vacances scolaires romandes.
L’essentiel
- Cerisiers : à Tokyo, l’éclosion intervient en moyenne le 24 mars et la pleine floraison le 31 mars (normales JMA 1991-2020). À Sapporo, la pleine floraison arrive vers le 6 mai, cinq semaines plus tard.
- Érables rouges : le front descend du nord vers le sud, de fin octobre à Sapporo à fin novembre dans le centre du pays. À Kyoto, la plupart des grands temples et jardins atteignent leur meilleur moment entre la mi-novembre et la fin novembre, selon le site touristique officiel de la ville.
- Golden Week 2027 : du 29 avril au 5 mai, une grande partie du Japon part en congé. Trains et hébergements y sont saturés.
- Chaleur : en 2025, Kyoto a compté 61 jours à 35 °C ou plus et Tokyo 29, un record pour la capitale (JMA). L’été japonais n’est plus celui des moyennes climatiques.
- Typhons : août et septembre concentrent le risque, avec en moyenne 1,6 et 1,9 approche par mois des îles principales (JMA, 1991-2020).
- Pâques 2027 en Suisse romande : les vacances débutent le 26 mars dans les cantons de Neuchâtel, Vaud, Genève et dans le Valais romand. Elles tombent sur la pleine floraison normale à Tokyo et à Kyoto.
- Depuis la Suisse : SWISS relie Zurich à Tokyo-Narita sans escale en 13h05 environ, avec une fréquence qui varie selon la saison. Le décalage horaire est de +7 heures en été suisse et de +8 heures en hiver.
Calendrier d’un coup d’œil
Le Japon en 12 mois : climat, foule et verdict
Janvier
À nuancer
Tokyo max / min
9,8 / 1,2 °C
Pluie : 59,7 mm
Visiteurs 2025 : 3,78 M
Ciel le plus lumineux
Février
Fenêtre forte
Tokyo max / min
10,9 / 2,1 °C
Pluie : 56,5 mm
Visiteurs 2025 : 3,26 M
Pruniers, peu de visiteurs
Mars
Fenêtre forte
Tokyo max / min
14,2 / 5,0 °C
Pluie : 116,0 mm
Visiteurs 2025 : 3,50 M
Cerisiers en fin de mois
Avril
À nuancer
Tokyo max / min
19,4 / 9,8 °C
Pluie : 133,7 mm
Visiteurs 2025 : 3,91 M
Record d’affluence, Golden Week
Mai
Fenêtre forte
Tokyo max / min
23,6 / 14,6 °C
Pluie : 139,7 mm
Visiteurs 2025 : 3,69 M
Meilleur compromis dès le 6 mai
Juin
À nuancer
Tokyo max / min
26,1 / 18,5 °C
Pluie : 167,8 mm
Visiteurs 2025 : 3,38 M
Tsuyu, hortensias
Juillet
Difficile, sauf Hokkaido
Tokyo max / min
29,9 / 22,4 °C
Pluie : 156,2 mm
Visiteurs 2025 : 3,44 M
Chaleur humide, Gion Matsuri
Août
Difficile, sauf Hokkaido
Tokyo max / min
31,3 / 23,5 °C
Pluie : 154,7 mm
Visiteurs 2025 : 3,43 M
Obon, typhons
Septembre
Difficile, sauf Hokkaido
Tokyo max / min
27,5 / 20,3 °C
Pluie : 224,9 mm
Visiteurs 2025 : 3,27 M
Akisame, pic des typhons
Octobre
À nuancer
Tokyo max / min
22,0 / 14,8 °C
Pluie : 234,8 mm
Visiteurs 2025 : 3,90 M
Doux mais le plus pluvieux
Novembre
Fenêtre forte
Tokyo max / min
16,7 / 8,8 °C
Pluie : 96,3 mm
Visiteurs 2025 : 3,52 M
Érables rouges
Décembre
À nuancer
Tokyo max / min
12,0 / 3,8 °C
Pluie : 57,9 mm
Visiteurs 2025 : 3,62 M
Érables tardifs, Nouvel An
Sources : JMA, normales 1991-2020 (station de Tokyo) ; JNTO, estimations mensuelles 2025 des arrivées étrangères, en millions. Barre bleue : pluie mensuelle rapportée au maximum annuel (octobre, 234,8 mm). Verdict : lecture de Rubis Voyages.
Les quatre saisons au Japon : atouts et inconvénients
Le printemps (fin mars à mai). Atouts : la floraison des cerisiers, fin mars à Tokyo et début avril à Kyoto, et des maximales de 14 à 25 °C à Tokyo et à Kyoto. Inconvénients : la plus forte affluence de l’année en avril, puis la Golden Week, du 29 avril au 5 mai 2027.
L’été (juin à août). Atouts : les grands festivals, dont le Gion Matsuri de Kyoto en juillet, et la fraîcheur de Hokkaido. Inconvénients : la saison des pluies en juin et début juillet, plus de 30 °C à Tokyo et à Kyoto en août, avec de plus en plus de jours à 35 °C ou plus (61 à Kyoto en 2025), Obon à la mi-août et le début de la saison des typhons.
L’automne (septembre à novembre). Atouts : les érables rouges, de la mi-novembre à la fin novembre à Kyoto et à Tokyo, et un mois de novembre doux et peu pluvieux. Inconvénients : septembre et octobre sont les mois les plus arrosés de Tokyo en volume, sous l’effet de l’akisame et des typhons.
L’hiver (décembre à février). Atouts : le ciel le plus lumineux de l’année à Tokyo, la neige de Hokkaido et, en février, le plus faible total d’arrivées étrangères de 2025. Inconvénients : le froid (minimales proches de 1 °C à Tokyo en janvier) et les fermetures du Nouvel An, du 1er au 3 janvier.
Les semaines à éviter si vous n’aimez pas la foule : la Golden Week, Obon et le Nouvel An, quand les Japonais voyagent eux aussi, ainsi que la pleine floraison des cerisiers.
Le Japon mois par mois : le tableau des données officielles
Le tableau ci-dessous croise les normales de la JMA pour Tokyo et Kyoto, les deux étapes de presque tout premier voyage, avec l’affluence touristique et notre lecture de chaque mois. Les températures sont les moyennes des maximales et des minimales journalières.
Normales JMA 1991-2020 et JNTO 2025
Tokyo et Kyoto mois par mois : climat, affluence et verdict
Valeur en gras : maximum annuel
| Mois | Tokyo | Kyoto | Visiteurs étrangers 2025 | Notre verdict | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Max / min | Pluie | Soleil | Max / min | Pluie | |||
| Janvier | 9,8 / 1,2 °C | 59,7 mm | 192,6 h | 9,1 / 1,5 °C | 53,3 mm | 3,78 M | Le ciel le plus lumineux de l’année |
| Février | 10,9 / 2,1 °C | 56,5 mm | 170,4 h | 10,0 / 1,6 °C | 65,1 mm | 3,26 M | Le plus faible total d’arrivées en 2025 |
| Mars | 14,2 / 5,0 °C | 116,0 mm | 175,3 h | 14,1 / 4,3 °C | 106,2 mm | 3,50 M | Cerisiers en fin de mois |
| Avril | 19,4 / 9,8 °C | 133,7 mm | 178,8 h | 20,1 / 9,2 °C | 117,0 mm | 3,91 M | Pleine floraison, puis Golden Week |
| Mai | 23,6 / 14,6 °C | 139,7 mm | 179,6 h | 25,1 / 14,5 °C | 151,4 mm | 3,69 M | Le meilleur compromis après le 5 mai |
| Juin | 26,1 / 18,5 °C | 167,8 mm | 124,2 h | 28,1 / 19,2 °C | 199,7 mm | 3,38 M | Saison des pluies, jardins verts |
| Juillet | 29,9 / 22,4 °C | 156,2 mm | 151,4 h | 32,0 / 23,6 °C | 223,6 mm | 3,44 M | Chaleur humide, grands festivals |
| Août | 31,3 / 23,5 °C | 154,7 mm | 174,2 h | 33,7 / 24,7 °C | 153,8 mm | 3,43 M | Le plus chaud, risque élevé de typhons |
| Septembre | 27,5 / 20,3 °C | 224,9 mm | 126,7 h | 29,2 / 20,7 °C | 178,5 mm | 3,27 M | Akisame et typhons |
| Octobre | 22,0 / 14,8 °C | 234,8 mm | 129,4 h | 23,4 / 14,4 °C | 143,2 mm | 3,90 M | Doux, mais le plus pluvieux à Tokyo |
| Novembre | 16,7 / 8,8 °C | 96,3 mm | 149,8 h | 17,3 / 8,4 °C | 73,9 mm | 3,52 M | La saison des érables rouges |
| Décembre | 12,0 / 3,8 °C | 57,9 mm | 174,4 h | 11,6 / 3,5 °C | 57,3 mm | 3,62 M | Érables tardifs à Kyoto, puis calme |
Sources : JMA, normales 1991-2020 (tables officielles de la JMA). Visiteurs étrangers : estimations mensuelles 2025 de l’Office national du tourisme japonais (JNTO), en millions. Ces chiffres ne comptent pas les voyageurs japonais, dont les déplacements se concentrent sur la Golden Week, Obon et le Nouvel An. Les arrivées internationales donnent un indicateur national de fréquentation, sans mesurer directement la foule sur les sites ; les mois n’ont pas tous la même durée. Températures : moyennes des maximales et des minimales journalières.
Deux lectures s’imposent. Tokyo reçoit davantage de soleil en janvier (192,6 heures) qu’en juin (124,2 heures). Kyoto ne suit pas le même rythme que Tokyo : son mois le plus pluvieux est juillet (223,6 mm), et son octobre (143,2 mm) est nettement plus sec que celui de la capitale.
Douze mois au Japon, douze verdicts
Janvier : le froid sec et le ciel le plus clair
Janvier est le mois le plus ensoleillé de Tokyo, avec 192,6 heures de soleil en moyenne. Les maximales tournent autour de 9 à 10 °C à Tokyo et à Kyoto. Les trois premiers jours de l’année restent chargés, et de nombreux commerces et musées ferment autour du Nouvel An. Janvier reste pourtant un mois fréquenté : 3,78 millions de visiteurs étrangers en 2025, selon la JNTO, qui l’explique par le Nouvel An lunaire, tombé fin janvier cette année-là, et par les sports d’hiver. Hokkaido entre dans sa pleine saison de neige.
Février : le mois le plus sous-estimé
Février prolonge le froid sec de janvier avec des précipitations faibles (56,5 mm à Tokyo). C’est le mois qui a enregistré le plus faible total d’arrivées étrangères en 2025 : 3,26 millions, selon la JNTO. Les pruniers fleurissent à Kyoto vers le 22 février en moyenne. À Hokkaido, c’est le mois des glaces dérivantes d’Abashiri, qui atteignent la côte vers le 4 février en moyenne.
Mars : la montée vers les cerisiers
La première quinzaine de mars reste fraîche et calme. Tout bascule dans la seconde moitié du mois : la floraison démarre en moyenne le 22 mars à Fukuoka et le 24 mars à Tokyo, selon la JMA. En 2026, Tokyo a fleuri le 19 mars, soit cinq jours avant la normale. L’affluence monte dès la mi-mars, avec la saison des cerisiers.
Avril : le mois le plus fréquenté de l’année
Début avril concentre la pleine floraison à Kyoto et Osaka (4 avril en moyenne) et la plus forte affluence de l’année : avril a été le mois record de 2025, avec 3,91 millions de visiteurs étrangers selon la JNTO. Après la mi-avril, les cerisiers sont passés dans le triangle Tokyo-Kyoto-Osaka, mais fleurissent encore dans le nord (Sendai, Tohoku). La fin du mois ouvre la Golden Week, le 29 avril.
Mai : le meilleur compromis, à condition d’éviter la première semaine
En 2027, la Golden Week court du 29 avril au 5 mai. Dès le 6 mai, l’affluence retombe, les températures oscillent entre 15 et 24 °C à Tokyo, et la végétation est d’un vert éclatant. Pour un premier voyage sans contrainte de calendrier, la deuxième et la troisième semaine de mai sont parmi les fenêtres les plus équilibrées de l’année.
Juin : la saison des pluies, moins pénible qu’on ne le croit
Le tsuyu, la saison des pluies, s’installe début juin sur la majeure partie de Honshu (6 juin en moyenne pour la région de Chugoku, selon la JMA) et dure jusqu’à la deuxième quinzaine de juillet. Il se traduit par des pluies fréquentes mais souvent modérées : Tokyo reçoit 167,8 mm en juin, moins qu’en octobre, mais répartis sur davantage de jours de pluie (11,6 contre 10,5). Les hortensias fleurissent à Kyoto vers le 13 juin en moyenne, les jardins sont à leur plus vert, et l’affluence reste modérée. Juin offre aussi les journées les plus longues : le 21 juin, le soleil se lève à 4h25 et se couche à 19h00 à Tokyo, selon l’Observatoire astronomique national du Japon.

Juillet : la chaleur et les festivals
La fin du tsuyu, généralement dans la seconde quinzaine de juillet, laisse place à une chaleur humide : 29,9 °C de maximale moyenne à Tokyo et 32,0 °C à Kyoto, mais 25 jours à 35 °C ou plus à Kyoto en juillet 2025. Juillet est le mois des grands matsuri, dont le Gion Matsuri de Kyoto, avec ses processions de chars le 17 et le 24 juillet. L’ascension du mont Fuji ouvre aussi en juillet.
Août : le mois le plus chaud, entre Obon et typhons
Août est le mois le plus chaud (33,7 °C de maximale moyenne à Kyoto) et celui d’Obon, mi-août, quand de nombreux Japonais regagnent leur région d’origine. Les trains et les vols intérieurs sont alors très chargés. Août et septembre concentrent aussi l’essentiel des typhons. Hokkaido, avec 26,4 °C de maximale à Sapporo, reste la meilleure option d’été.
Septembre : le piège de l’arrière-saison
Septembre conserve des températures estivales (27,5 °C de maximale moyenne à Tokyo, mais encore 9 jours à 35 °C ou plus à Kyoto en septembre 2025) et devient le mois des typhons sur les îles principales, avec 1,9 approche en moyenne. Le front d’automne, l’akisame, y ajoute des pluies persistantes : 224,9 mm à Tokyo. La fin du mois apporte un premier rafraîchissement, et Hokkaido reste agréable.
Octobre : doux, mais pas sec
Octobre offre des températures agréables (22,0 °C de maximale à Tokyo), mais reste le mois le plus pluvieux de la capitale en volume, avec 2,3 jours de fortes pluies (30 mm ou plus) en moyenne, contre 1,6 en juin. Kyoto, avec 143,2 mm, est nettement moins exposée. Les érables commencent à rougir en montagne, à Hokkaido et autour de Nikko, où Weathernews prévoyait le pic vers le 23 octobre en 2026.
Novembre : la saison des érables rouges
Novembre est la saison de l’automne japonais au sens visuel. Les précipitations chutent (96,3 mm à Tokyo, 73,9 mm à Kyoto), et les érables virent dans le centre du pays. À Kyoto, les temples des hauteurs, comme le mont Hiei ou le Sanzen-in à Ohara, se colorent dès le début novembre, et la plupart des grands sites de la ville atteignent leur meilleur moment entre la mi-novembre et la fin novembre. L’automne attire presque autant de visiteurs étrangers que le printemps : 3,90 millions en octobre 2025, contre 3,91 millions en avril, selon la JNTO.
Décembre : les derniers érables, puis le calme
Les premiers jours de décembre prolongent les couleurs d’automne dans quelques jardins de Kyoto, comme celui du sanctuaire Shimogamo, et à Osaka. Ensuite, le temps devient sec et lumineux (174,4 heures de soleil à Tokyo) jusqu’à la semaine du Nouvel An, très chargée. Les journées sont courtes : le soleil se couche à 16h28 à Tokyo le 1er décembre, contre 19h00 fin juin, ce qui réduit le temps de visite. Les illuminations d’hiver animent alors les grandes villes.
Cerisiers en fleurs : suivre le front de floraison ville par ville
Les cerisiers ne fleurissent pas partout en même temps. Le front de floraison, appelé sakura zensen en japonais, remonte l’archipel du sud-ouest vers le nord-est en un peu plus de cinq semaines. Le tableau donne les dates moyennes de la JMA pour les principales villes.
Dates normales par ville
Deux fronts en sens inverse : cerisiers au printemps, érables à l’automne
Cerisiers : le front remonte
Du sud-ouest vers le nord-est, en un peu plus de cinq semaines.
Fukuoka
Tokyo
Nagoya
Hiroshima
Kyoto
Osaka
Kanazawa
Sendai
Sapporo
Érables : le front redescend
Du nord vers le sud, de fin octobre à début décembre.
Sapporo
Hiroshima
Kanazawa
Tokyo
Osaka
Fukuoka
Kyoto
Sources : JMA, normales phénologiques 1991-2020 (cerisier et érable de référence). Meilleur moment à Kyoto : site touristique officiel de la ville (mi à fin novembre). Pâques 2027 : calendriers scolaires de Neuchâtel, Vaud, Genève et du Valais romand.
La pleine floraison suit l’éclosion d’environ une semaine, et les arbres perdent leurs pétales quelques jours plus tard. La fenêtre de pleine floraison dans une ville donnée est donc courte. Les dates réelles s’écartent régulièrement de plusieurs jours de la moyenne : en 2026, Tokyo a fleuri le 19 mars, cinq jours en avance.
Les premières prévisions de floraison pour 2027 seront publiées au cours de l’hiver par des organismes spécialisés comme Weathernews, la Japan Weather Association (tenki.jp) et la Japan Meteorological Corporation (n-kishou.com). Un conseil pratique, indépendant de toute réservation : construisez un itinéraire qui commence au sud ou dans le triangle Tokyo-Kyoto-Osaka et se termine plus au nord. Kanazawa (pleine floraison vers le 8 avril) ou Sendai (13 avril) prolongent la saison d’une semaine.
Pour un printemps centré sur les temples et les jardins, notre voyage culturel au Japon de 14 jours s’adapte à la période de floraison. Si vous hésitez encore entre plusieurs destinations à cette saison, notre page où partir en avril compare les options.
Au-delà des cerisiers : le calendrier officiel des floraisons à Kyoto
Le cerisier n’est pas la seule floraison que la JMA observe. Elle suit aussi le prunier (ume), l’hortensia (ajisai) et le ginkgo, dont les feuilles virent au jaune vif à l’automne. Ces repères donnent un motif précis à des mois souvent jugés sans intérêt.
| Floraison ou couleur | Date normale à Kyoto | Ce que cela change pour votre voyage |
|---|---|---|
| Prunier (ume), floraison | 22 février | Février a sa propre floraison, en basse saison |
| Cerisier, éclosion et pleine floraison | 26 mars et 4 avril | La fenêtre la plus demandée |
| Hortensia, floraison | 13 juin | Le motif de la saison des pluies, dans les temples et jardins |
| Ginkgo, feuilles jaunes | 24 novembre | Double palette, jaune et rouge, fin novembre |
| Érable, feuilles rouges (arbre de référence) | 5 décembre | La fin de la saison des couleurs |
Source : JMA, bureau météorologique de Kyoto, observations phénologiques, normales 1991-2020.
Les érables rouges : le front inverse, du nord vers le sud
À l’automne, le mouvement s’inverse. Le front des couleurs, appelé koyo zensen, descend de Hokkaido vers le sud. La JMA observe chaque année la date à laquelle les feuilles d’un érable de référence ont viré au rouge dans chaque ville. Cette date botanique indique le rythme du front, pas le meilleur moment pour chaque temple ou jardin.
| Ville | Date normale du rougissement des érables |
|---|---|
| Sapporo | 28 octobre |
| Hiroshima | 22 novembre |
| Kanazawa | 24 novembre |
| Tokyo | 28 novembre |
| Osaka | 1er décembre |
| Fukuoka | 1er décembre |
| Kyoto | 5 décembre |
Source : JMA, observation phénologique des érables, normales 1991-2020.
Sur le terrain, la saison s’étale sur plusieurs semaines. Le site touristique officiel de Kyoto situe le meilleur moment de la plupart des grands sites entre la mi-novembre et la fin novembre, quelques temples des hauteurs dès le début novembre et certains jardins jusqu’à début décembre. En montagne, les couleurs arrivent bien plus tôt qu’en ville : dès octobre autour de Nikko ou dans les Alpes japonaises. Les dates ont aussi tendance à reculer : en 2025, les érables de Kyoto ont viré le 10 décembre, cinq jours après la normale. Pour 2026, Weathernews annonçait le 8 octobre un pic légèrement tardif à partir de fin octobre, en raison d’un automne chaud, avec Arashiyama, à Kyoto, attendu vers le 24 novembre.
Un circuit en train de deux semaines comme l’essence du Japon en deux semaines permet de suivre ce front, en commençant par les montagnes et en terminant à Kyoto.
La chaleur de l’été japonais : un critère devenu décisif
Les moyennes climatiques sous-estiment désormais l’été japonais. Elles portent sur la période 1991-2020, alors que les étés récents sont nettement plus chauds. Le nombre de jours où le thermomètre atteint 35 °C ou plus, appelés « mōshobi » au Japon, mesure ce changement.
Jours à 35 °C ou plus (mōshobi)
L’été japonais a changé d’échelle
2016
Tokyo
3 j
Kyoto
27 j
2023
Tokyo
22 j
Kyoto
43 j
2024
Tokyo
20 j
Kyoto
54 j
2025
Tokyo
29 j
Kyoto
61 j
3 → 29
jours à Tokyo entre 2016 et 2025, record pour la capitale
61
jours à Kyoto en 2025, dont 25 en juillet et 22 en août
9
jours encore à 35 °C ou plus à Kyoto en septembre 2025
Source : JMA, statistiques annuelles des stations de Tokyo et de Kyoto. Jours où la température maximale atteint au moins 35 °C.
En 2025, Tokyo a compté 29 jours à 35 °C ou plus, son record, et Kyoto 61. À Kyoto, juillet en a compté 25 et août 22. La chaleur ne s’arrête pas fin août : en septembre 2025, Kyoto a encore connu 9 jours à 35 °C ou plus et 20 jours à 30 °C ou plus, Tokyo 4 et 18, selon la JMA.
Pour un voyage en juillet, en août ou début septembre, ces chiffres plaident pour des visites tôt le matin, des après-midi en intérieur et une part de l’itinéraire en altitude ou à Hokkaido. Ils rendent Kyoto éprouvante comme étape principale en plein été.
Pluies et typhons au Japon : ce que disent vraiment les chiffres
Le tsuyu, la saison des pluies du début de l’été
Le tsuyu commence en premier à Okinawa, vers le 10 mai, et s’y termine vers le 21 juin, selon les normales de la JMA. Sur Honshu, il débute début juin (6 juin pour la région de Chugoku, 5 juin pour Shikoku) et se termine dans la seconde quinzaine de juillet. La JMA ne déclare pas de saison des pluies pour Hokkaido.
L’akisame, le mécanisme qui explique l’automne pluvieux
L’akisame est le front pluvieux d’automne : une zone de pluies stationnaires qui s’installe sur le Japon entre la fin de l’été et le mois d’octobre. Combiné au passage des typhons, il fait de septembre et d’octobre les deux mois les plus arrosés de Tokyo, devant juin. Le paradoxe tient à la nature des pluies. Octobre compte un peu moins de jours de pluie que juin à Tokyo (10,5 contre 11,6 jours avec au moins 1 mm), mais davantage de jours de fortes pluies (2,3 contre 1,6 jours avec au moins 30 mm), selon les normales de la JMA. Octobre n’est donc pas forcément moins agréable que juin : la pluie y tombe moins souvent, mais par épisodes plus intenses, souvent liés aux typhons.
L’effet est plus marqué à Tokyo qu’à Kyoto, où octobre reste modéré (143,2 mm). Pour un séjour en octobre, privilégier le Kansai (Kyoto, Nara, Osaka) et les régions de montagne réduit l’exposition.
Les typhons, mois par mois
Le tableau ci-dessous donne le nombre moyen de typhons approchant le Japon chaque mois. Selon la définition de la JMA, un typhon « approche » lorsque son centre passe à moins de 300 km d’une station météorologique.
| Mois | Approches des îles principales | Approches d’Okinawa |
|---|---|---|
| Mai | 0,2 | 0,4 |
| Juin | 0,4 | 0,6 |
| Juillet | 1,0 | 1,5 |
| Août | 1,6 | 2,2 |
| Septembre | 1,9 | 1,9 |
| Octobre | 0,9 | 1,1 |
| Novembre | 0 | 0,3 |
Source : JMA, normales des typhons 1991-2020. Îles principales : Honshu, Hokkaido, Kyushu et Shikoku.
En moyenne, trois typhons par an touchent terre au Japon, selon la JMA. Pour un voyageur, le risque principal est la perturbation des transports, généralement sur un à trois jours : trains à grande vitesse suspendus, vols annulés, sites fermés. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) rappelle dans ses conseils aux voyageurs les risques naturels propres au Japon et recommande de suivre les consignes des autorités locales.
Hokkaido, Kyoto, Okinawa : trois calendriers dans un même pays
Le Japon s’étend sur plus de 3 000 km du nord au sud, et le bon mois dépend autant de la région que de la saison. Le tableau compare les quatre références climatiques d’un voyage.
| Ville | Janvier (max / min) | Août (max / min) | Mois le plus pluvieux | Meilleures fenêtres |
|---|---|---|---|---|
| Sapporo (Hokkaido) | -0,4 / -6,4 °C | 26,4 / 19,1 °C | Septembre, 142,2 mm | Juin à septembre ; janvier-février pour la neige |
| Tokyo | 9,8 / 1,2 °C | 31,3 / 23,5 °C | Octobre, 234,8 mm | Fin mars-début avril, mai, fin novembre |
| Kyoto | 9,1 / 1,5 °C | 33,7 / 24,7 °C | Juillet, 223,6 mm | Fin mars-début avril, mi-novembre à fin novembre |
| Naha (Okinawa) | 19,8 / 14,9 °C | 31,8 / 26,8 °C | Juin, 284,4 mm | Avril, fin juin-juillet, novembre |
Source : JMA, normales 1991-2020.
Hokkaido n’a pas de saison des pluies déclarée et reste tempéré en été : c’est la réponse à une fenêtre de voyage en juillet ou en août. En hiver, l’île est le cœur de la neige japonaise, avec des maximales négatives à Sapporo. Sur la côte d’Okhotsk, les glaces dérivantes arrivent à Abashiri vers le 22 janvier et touchent la côte vers le 4 février, selon les normales de la JMA. Les écarts sont forts d’une année à l’autre : en 2025, elles n’ont atteint la côte que le 17 février. Pour les voir, février est plus sûr que janvier.
Kyoto, enclavée dans un bassin, est plus chaude que Tokyo en été : 33,7 °C de maximale moyenne en août, contre 31,3 °C. Ses deux grandes saisons sont la pleine floraison, vers le 4 avril, et les érables rouges, de la mi-novembre à la fin novembre pour la plupart des grands sites.
Okinawa suit un rythme subtropical : son tsuyu se termine vers le 21 juin, et juillet y est le mois le plus ensoleillé (227 heures). En hiver, Naha garde des maximales proches de 20 °C, une option réaliste pour ajouter de la douceur à un voyage de janvier ou février, sans en faire une destination balnéaire d’hiver.
Les Alpes japonaises ont leur propre calendrier. La vallée de Kamikochi n’est accessible qu’en bus ou en taxi, du 17 avril au 15 novembre 2026 ; la route est fermée le reste de l’année, selon la préfecture de Nagano. Sur la route alpine Tateyama Kurobe, la promenade entre les murs de neige est ouverte du 15 avril au 25 juin 2026. Pour explorer ces régions à votre rythme, de la fin du printemps à l’automne, notre circuit Japon en liberté : 13 jours de découverte en voiture sort des grands axes.
Quand partir au Japon sans la foule : les semaines à éviter
Deux foules se superposent au Japon. Celle des visiteurs étrangers culmine en avril (3,91 millions en 2025) et en octobre (3,90 millions), et retombe en février (3,26 millions), septembre (3,27 millions) et juin (3,38 millions), selon la JNTO. Celle des voyageurs japonais se concentre sur trois périodes de congés, qui pèsent davantage que la météo sur les trains, les hôtels et les sites.
- La Golden Week, du 29 avril au 5 mai 2027. Elle réunit quatre jours fériés : le jour de Showa (29 avril), la fête de la Constitution (3 mai), la journée de la Nature (4 mai) et la fête des Enfants (5 mai). En 2027, le 30 avril est un jour ouvrable, mais beaucoup de Japonais le posent pour enchaîner sept jours de congé avec le week-end des 1er et 2 mai. Trains, hôtels et sites touristiques sont saturés.
- Les vacances scolaires japonaises, qui varient selon les communes. Dans l’arrondissement d’Edogawa, à Tokyo, elles couraient en 2026 du 26 mars au 5 avril au printemps, et du 21 juillet au 31 août en été. Elles saturent les parcs d’attractions, les sites familiaux et les destinations balnéaires.
- Obon, à la mi-août. Ce n’est pas un jour férié officiel, mais de nombreux Japonais rentrent dans leur région d’origine : les trains à grande vitesse et les vols intérieurs sont alors pris d’assaut.
- Le Nouvel An, du 1er au 3 janvier. Seul le 1er janvier est férié, mais les deux jours suivants sont traditionnellement chômés, et de nombreuses entreprises ferment aussi les derniers jours ouvrables de décembre.
Un calage utile pour les voyageurs suisses : le pont de l’Ascension, les 6 et 7 mai 2027, commence le lendemain de la fin de la Golden Week.
Vos dates sont imposées : ce que valent les vacances scolaires romandes
La plupart des familles de Suisse romande ne choisissent pas leur mois de départ : il leur est imposé par le calendrier scolaire. Voici ce que valent les prochaines vacances de quatre cantons romands au Japon.
| Vacances | Neuchâtel | Vaud | Genève | Valais romand | Au Japon à ce moment | Notre verdict |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Noël 2026 | 21.12 au 01.01 | 24.12 au 10.01 | 24.12 au 08.01 | 23.12 (midi) au 10.01 | Nouvel An japonais, fermetures, neige à Hokkaido | Possible, en évitant les visites culturelles du 29.12 au 03.01 |
| Février 2027 | 01.03 au 05.03 | 06.02 au 14.02 | 15.02 au 19.02 | 06.02 au 14.02 | Froid sec, plus faible total d’arrivées étrangères en 2025 | Idéal pour une semaine |
| Pâques 2027 | 26.03 au 09.04 | 26.03 au 11.04 | 26.03 au 09.04 | 26.03 au 04.04 | Pleine floraison à Tokyo et Kyoto | La fenêtre idéale des cerisiers, à réserver tôt |
| Été 2027 | 05.07 au 13.08 | 03.07 au 22.08 | 05.07 au 25.08 | dès le 26.06 | Fin du tsuyu, chaleur, Obon, typhons | Privilégier Hokkaido et les Alpes japonaises |
| Automne 2027 | 04.10 au 15.10 | 09.10 au 24.10 | 25.10 au 29.10 | 14.10 au 24.10 | Akisame à Tokyo, érables en montagne | Privilégier Kyoto et les montagnes |
Sources : calendriers officiels des cantons de Neuchâtel, Vaud et Genève, consultés le 22.10.2026. Valais romand : plan de scolarité 2026-2027 publié par la Ville de Sion, conforme aux plans de scolarité du canton ; automne 2027 selon le plan de scolarité cantonal 2027-2028.
Pâques 2027 est la fenêtre romande la plus précieuse. Dans les quatre cantons, les vacances commencent le 26 mars, à deux jours de Pâques (28 mars). Elles couvrent la pleine floraison normale à Tokyo (31 mars), à Kyoto et à Osaka (4 avril). La contrepartie est simple : c’est aussi la période la plus demandée par les voyageurs du monde entier, et celle des vacances scolaires japonaises de printemps, qui commencent elles aussi fin mars. Pour un départ à Pâques 2027, les réservations se font dès maintenant.
L’été cumule chaleur humide, fin du tsuyu, Obon et risque de typhons. Pour une famille, Hokkaido et les régions de montagne restent les meilleurs choix. Notre circuit voyagez en famille au Japon adapte le rythme et les étapes aux enfants, et notre page voyage en famille détaille notre approche.
Février a enregistré le plus faible total d’arrivées étrangères en 2025. Une semaine centrée sur Tokyo, comme notre circuit une semaine pour découvrir les perles de Tokyo, tient dans des vacances de relâches.
Quelle période choisir selon votre profil
Vous préparez un premier voyage au Japon. Visez la deuxième ou la troisième semaine de mai, ou la seconde quinzaine de novembre. Le premier choix privilégie le climat et l’affluence, le second les couleurs d’automne à Tokyo et à Kyoto. Le circuit de 8 jours au Japon, de Tokyo à Osaka couvre l’essentiel sur une semaine, et voyagez au cœur du Japon ajoute Hakone en 12 jours.
Vous partez en voyage de noces. Novembre, pour les érables rouges, et mai, après la Golden Week, sont les deux périodes que nous recommandons dans notre guide voyage de noces : choisir sa destination selon votre profil de couple. Notre page voyage de noces présente les séjours que nous construisons.
Vous voyagez avec des enfants scolarisés. Pâques est la meilleure fenêtre, à condition de réserver très tôt. En été, orientez l’itinéraire vers Hokkaido plutôt que vers Kyoto.
Vous cherchez la photographie et la lumière. Les mois d’hiver offrent le ciel le plus clair, avec 192,6 heures de soleil en janvier à Tokyo, mais des journées courtes : coucher du soleil vers 16h30 en décembre. Fin mars et la fin novembre offrent les paysages les plus spectaculaires, au prix d’une forte affluence.
Vous voulez skier. Janvier et février sont les mois les plus sûrs à Hokkaido, où les maximales restent négatives en janvier à Sapporo. Mars reste un vrai mois de ski, et les stations de Niseko restent ouvertes jusqu’au début mai selon l’enneigement.
Vous voulez gravir le mont Fuji. La saison officielle du sentier Yoshida court du 1er juillet au 10 septembre 2026, avec une redevance de 4 000 yens et un plafond de 4 000 randonneurs par jour, selon le site officiel d’ascension du mont Fuji. Les dates 2027 seront publiées au printemps.
Vous cherchez plus de disponibilités et moins de monde. Février, juin et septembre ont enregistré les plus faibles totaux d’arrivées étrangères en 2025, selon la JNTO ; rapportés au nombre de jours, septembre et juin en comptent même moins que février. En dehors des congés japonais, ce sont les fenêtres où les hébergements se réservent le plus facilement.
Votre profil ne rentre dans aucune de ces cases ? Nos conseillères construisent un voyage sur mesure au Japon à partir de vos dates réelles, pas d’un calendrier type.
Les erreurs que nous voyons chaque saison
- Réserver les cerisiers trop tard. Les hébergements les plus recherchés de Kyoto affichent complet des mois à l’avance pour la fin mars et le début avril.
- Tomber dans la Golden Week sans le savoir. Un séjour fixé entre le 29 avril et le 5 mai coûte plus cher et se déroule dans la foule, alors que la semaine suivante est l’une des meilleures de l’année.
- Croire que l’automne est sec. Début octobre, Tokyo est sous l’akisame et la menace des typhons, avec des épisodes de fortes pluies plus fréquents qu’en juin. Les couleurs n’arrivent en ville qu’à la fin novembre.
- Caler Kyoto sur fin octobre ou le début novembre pour les érables. À cette période, seuls les temples des hauteurs commencent à se colorer : la plupart des grands sites de la ville atteignent leur meilleur moment entre la mi-novembre et la fin novembre.
- Visiter les sites les plus célèbres en milieu de journée en haute saison. À Kyoto, le sanctuaire Fushimi Inari est accessible jour et nuit : il se découvre dans un autre calme à l’aube, avant l’arrivée des groupes, qu’en fin de matinée.
- Chasser le front de floraison à marche forcée. Multiplier les étapes pour suivre les cerisiers coûte des heures de train. Mieux vaut deux ou trois bases bien choisies.
Quand réserver : la règle des 6 mois
Chez Rubis Voyages, nous conseillons un repère de planification simple : 6 mois à l’avance pour les cerisiers et les érables rouges, 3 à 4 mois pour le reste de l’année. Les ryokans réputés, les hôtels bien situés à Kyoto et les vols des semaines de pointe sont les premiers à partir.
Concrètement, pour un départ à Pâques 2027, cela signifie réserver avant la fin de l’année 2026. Pour les érables de novembre 2027, l’idéal est de réserver d’ici mai 2027.
Partir au Japon depuis la Suisse : vols, décalage, formalités et budget
En bref, depuis la Suisse : vol direct uniquement depuis Zurich (SWISS, environ 13 heures) ; décalage de +7 heures en été et +8 heures en hiver ; pas de visa pour un séjour touristique de 90 jours au maximum ; vacances de Pâques 2027 alignées sur la pleine floraison des cerisiers à Tokyo et Kyoto.
Vols depuis Zurich et Genève
SWISS relie Zurich à Tokyo-Narita sans escale (vol LX160), avec une fréquence qui varie selon la saison. Pour son horaire d’été 2027 (du 28 mars au 30 octobre 2027), SWISS annonce un vol quotidien jusqu’à fin mai et en octobre, et six vols par semaine de juin à septembre. Le vol dure environ 13h05 à l’aller et 14h25 au retour. Les horaires et fréquences se confirment au moment de la réservation. Il n’existe pas de vol direct depuis Genève : un départ romand passe par une correspondance, à Zurich, dans un autre hub européen ou dans le Golfe.
Décalage horaire
Le Japon vit à l’heure UTC+9 toute l’année, sans heure d’été. Le décalage avec la Suisse est donc de +8 heures en hiver (de fin octobre à fin mars) et de +7 heures en été. Nos conseils pour vaincre le décalage horaire aident à récupérer plus vite après un vol vers l’Est.
Formalités d’entrée pour les ressortissants suisses
- Visa : les ressortissants suisses n’ont pas besoin de visa pour un séjour touristique de 90 jours au maximum, selon le ministère japonais des Affaires étrangères. Une prolongation jusqu’à 6 mois est possible sur demande auprès des services d’immigration japonais.
- Passeport : il doit être valable pendant toute la durée du séjour.
- Visit Japan Web : ce service en ligne de l’Agence numérique du Japon permet de remplir à l’avance les formalités d’immigration et de douane.
- JESTA : la loi créant cette autorisation électronique de voyage a été adoptée par le Parlement japonais en mai 2026. Sa date d’entrée en vigueur reste à fixer, au plus tard le 31 mars 2029 : elle n’est pas exigée à ce jour.
- Taxe de départ : depuis le 1er juillet 2026, la taxe de départ internationale est de 3 000 yens par personne. Elle est en général incluse dans le prix du billet d’avion.
Ces règles évoluent : vérifiez les conditions d’entrée sur le site du ministère japonais des Affaires étrangères et les conseils aux voyageurs du DFAE avant chaque départ. Pour les questions de santé et de vaccination, référez-vous à healthytravel.ch ou à votre médecin.
Budget en francs suisses
Nos circuits sur mesure au Japon démarrent à CHF 2’700 par personne pour 7 à 8 jours, à CHF 3’800 pour 10 à 13 jours et à CHF 4’100 pour 14 à 16 jours, la durée la plus demandée. Selon le circuit, les vols internationaux sont inclus ou non dans ce prix de départ : chaque devis précise ce qu’il comprend. La période pèse aussi sur le prix, en particulier pendant les semaines des cerisiers, des érables rouges et des congés japonais, où la demande est la plus forte.
Pour préparer l’itinéraire lui-même, notre guide complet du voyage au Japon détaille villes, transports et budget, et notre article voyage au Japon depuis la Suisse : le circuit 15 jours montre un itinéraire type étape par étape.
Tableau de décision rapide
| Votre priorité | Partez | Évitez |
|---|---|---|
| Voir les cerisiers | Fin mars à début avril (Tokyo, Kyoto) | Mi-avril et plus tard dans le centre du pays |
| Voir les érables rouges | De la mi-novembre à la fin novembre (Kyoto, Tokyo) | Fin octobre et début novembre en ville |
| Le meilleur climat avec moins de monde | Du 6 au 25 mai | Golden Week, du 29 avril au 5 mai |
| Le ciel le plus dégagé | Janvier et décembre | Juin, septembre et octobre à Tokyo |
| La poudreuse et le ski | Janvier-février à Hokkaido ; mars également pour skier, selon les conditions | Hors saison d’ouverture des stations |
| Un voyage d’été | Hokkaido et les Alpes japonaises | Kyoto en août |
| Moins de monde | Février, juin, septembre | Avril, octobre et congés japonais |
Organisez votre voyage au Japon avec Rubis Voyages
Le bon mois pour le Japon n’est pas le même pour tout le monde : il dépend de vos dates réelles, de la région qui vous attire et de ce que vous voulez vivre, cerisiers, érables, neige ou festivals. Organiser seul un voyage au Japon est possible, mais caler les étapes sur un front de floraison, éviter la Golden Week et réserver les bons ryokans six mois à l’avance demande du temps et de l’expérience.
Nos conseillères, à Neuchâtel, en Valais ou en ligne, construisent votre itinéraire jour par jour autour de votre fenêtre de départ, et suivent votre voyage avant, pendant et après le séjour. Un client parti près de trois semaines au Japon avec nous le raconte dans un avis Google publié sur notre page Japon : son voyage combinait une partie accompagnée par une guide sur place et une partie en autonomie. Il y souligne l’organisation des transferts de bagages et des billets de train, ainsi que l’écoute de sa conseillère, Sylvie. Parlez-nous de vos dates : nous vous dirons ce que le Japon offre de meilleur à ce moment-là, et nous construirons votre voyage sur mesure autour.
Vitor Lopes est un entrepreneur passionné et le directeur de Rubis Voyages, une agence suisse spécialisée dans les voyages sur mesure et les expériences authentiques. Présente à Neuchâtel, en Valais et à travers une agence en ligne, Rubis Voyages incarne une philosophie claire : placer l’humain au cœur de chaque aventure, qu’il s’agisse d’un rendez-vous en agence, en visioconférence ou d’un accompagnement à distance.
Fort d’une expérience entrepreneuriale acquise dès son jeune âge, Vitor a toujours cultivé le goût du défi, de la rigueur et de la découverte. Lorsqu’il reprend Rubis Voyages, il décide d’y insuffler une nouvelle énergie, en modernisant son fonctionnement tout en préservant l’essence même du voyage : la rencontre, la confiance et l’émotion.
Sous sa direction, l’agence s’est transformée en un acteur de référence du voyage sur mesure hautement personnalisé, alliant proximité, innovation et excellence du service.
Visionnaire et profondément attaché à l’authenticité, Vitor Lopes fait évoluer Rubis Voyages autour d’une conviction forte : le voyage doit être pensé pour l’humain avant tout, pour permettre à chacun de vivre des expériences uniques, fluides et mémorables — où tout est organisé, mais rien n’est laissé au hasard.
